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Rémunération personnel 03 août 2022

L’indice-pivot de nouveau dépassé : hausse des salaires et allocations sociales

L’indice-pivot a encore été dépassé. En l’espace de pas moins de 13 mois, les salaires des fonctionnaires et les prestations sociales ont déjà augmenté 5 fois de 2 %. L’indice-pivot a été dépassé le 28 juillet, plus tôt que prévu. D’après les estimations du Bureau fédéral du Plan, ce dépassement ne devait avoir lieu qu’en août.

Qu'est-ce que l’indice-pivot ?

L’indice reflète l’augmentation du coût de la vie des familles. Quand le prix des produits et services augmente, l’indice augmente lui aussi. Dès que le chiffre dépasse ce que l'on appelle l’indice-pivot, les allocations et les salaires augmentent automatiquement. C’est ce qui s’est passé le 28 juillet.

Qu’est-ce qui changera ?

En raison du dépassement de l'indice-pivot en juillet, le montant des allocations sociales va augmenter en août. Les salaires des fonctionnaires augmenteront, eux, de 2 % en septembre.

Salaires dans le secteur privé

L'indexation des salaires dans le secteur privé est en principe réglée par commission paritaire. Il existe cependant quelques exceptions. Les salaires des travailleurs salariés du secteur privé n’augmentent pas tous au même moment, et pas non plus du même pourcentage. Au sein de la commission paritaire auxiliaire pour les employés (la CP 200), l’indexation a lieu chaque année à une date fixe : toujours au 1er janvier. Pour l’instant, l’indexation dans ce secteur est de 8,17 %. 

Prévisions du Bureau fédéral du Plan

Il nous faut attendre encore jusqu’au 6 septembre 2022 pour connaître les prévisions ajustées du Bureau fédéral du Plan. Pour le moment, tout semble indiquer que le dépassement prévu de décembre 2022 aura lui aussi lieu un mois plus tôt.

Le gouvernement interviendra-t-il ou non ?

Cette éventuelle indexation suscitera probablement de nouveau un appel, plus pressant encore, à un saut d’index (c’est-à-dire une non-indexation) ou à un report partiel de l’indexation. Les fédérations patronales veulent ainsi préserver la compétitivité et maîtriser les coûts salariaux.