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Communiqué de presse 06 octobre 2021

Un sondage du prestataire de services RH Liantis auprès de 1 504 entrepreneurs le révèle : Une entreprise belge sur trois maintient le masque au travail

Bien que le masque ne soit plus officiellement obligatoire au travail depuis le 1er octobre, 35 % de nos entreprises en maintiendront l’utilisation. De nombreux lieux de travail feront toujours l’objet d’une désinfection et d’une aération supplémentaires et le respect de la distance y sera appliqué, même si ces mesures ne sont plus obligatoires. Telle est la conclusion d’un sondage mené par le prestataire de services RH Liantis auprès de 1 504 entrepreneurs belges. La crainte de voir le personnel tomber malade et le spectre d’une quatrième vague expliquent la grande prudence des entrepreneurs.

Le 1er octobre a marqué la fin de l’obligation de nombreuses mesures anti-coronavirus, au travail également. Mais cela ne signifie pas que les entreprises vont toutes les abolir aussi vite. Au contraire. Pas moins de 80 % des entrepreneurs maintiendront au moins certaines mesures, notamment la désinfection supplémentaire, qui semble s’inscrire dans la durée dans 61 % des entreprises, tout comme l’aération (47 %) et le respect de la distance (46 %). Point notable : seuls 10 % des sondés affirment qu’ils continueront à limiter la présence physique sur le lieu de travail et à travailler à distance. Plus de 90 % souhaitent également organiser à nouveau des événements (d’équipe) en présentiel.

Masques buccaux

Tant décrié, le masque est toutefois loin de disparaître de nos vies. Plus d’un entrepreneur sur trois confirme son maintien au travail, même s’il n’est plus obligatoire. 19 % en limiteront l’usage aux déplacements intensifs et aux réunions. A contrario, 16 % des répondants veulent qu’il soit porté en permanence au travail. Le masque reste également indispensable dans plus de la moitié des grandes entreprises de plus de 100 travailleurs. Elles prévoient aussi des vaccins supplémentaires contre la grippe (49 %) et maintiennent le système de réservation des espaces de travail présentiels (16 %) afin de pouvoir assurer le mieux possible les distances.

« Nous recevons occasionnellement des demandes d’employeurs qui souhaitent maintenir le masque. Nous leur conseillons de procéder à une analyse des risques afin d’identifier les risques et de déterminer si le port du masque peut les réduire. Les facteurs susceptibles de justifier le maintien du masque sont la possibilité de garder une certaine distance, la qualité de l’air, la possibilité d’aérer », explique Sylvia Vanden Avenne du groupe de services RH Liantis.

Matthias Debruyckere, expert juridique chez Liantis, ajoute : « Si cette analyse démontre qu’il pourrait être opportun de porter un masque, un employeur peut, en toute légalité, décider qu’il reste obligatoire pour les travailleurs, même si le législateur ne l’impose plus. Dans ce cas, il est conseillé de communiquer clairement avec le personnel et d’expliquer pourquoi l’employeur fait ce choix. Ce dernier a, en effet, le devoir de veiller à la santé de chacun sur le lieu de travail ».

Peur de la maladie et d’une quatrième vague

En maintenant certaines mesures, la plupart des entrepreneurs (56 %) entendent surtout éviter que les gens tombent malades. Ils ne veulent pas être responsables de collègues ou de clients (gravement) malades et refusent de mettre en péril la continuité de leur entreprise. La crainte d’une quatrième vague est également une préoccupation pour 38 % des sondés. En outre, 35 % se sentent plus en sécurité grâce à ces mesures. Un quart des entrepreneurs redoutent aussi une saison de grippe et de rhume plus importante et veulent prévenir ces infections grâce à ces mesures.

« Si un travailleur présente de légers symptômes d’une maladie qui ne l’empêchait pas de venir travailler auparavant et qu’un test montre qu’il ne s’agit pas du coronavirus, un masque peut faire en sorte qu’il n’infecte pas ses collègues. Les masques permettent, en effet, d’éviter également la propagation au travail d’autres maladies comme les rhumes, les infections et la grippe », conclut Sylvia Vanden Avenne de Liantis.